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La rentrée est là. Finies les heures de contemplation à paresser, à nager, à lire... Tout le monde court autour de moi. Vais-je avoir la faiblesse de rallumer mes écrans ? Vais-je me laisser submerger par les infos, pubs et intox mêlées qui n'ont d'autre but que celui de me mettre sous tension ?
Non, je vais prolonger mes vacances en vous partageant dans cet article deux livres qui ont émerveillé mes moments de solitude.
Le premier est Manières d'être vivant, de Baptiste Morizot. Un voyage à la fois concret et philosophique, des analogies et des métaphores qui ouvrent de nouvelles perspectives à notre conception du monde. Il y est question d'altérité et d'interdépendance, de quête scientifique et de diplomatie.
Le second, qui aurait pu également être cité en premier si l'on n'écrivait pas d'une ligne à l'autre est Le temps de l'obsolescence humaine de Bruno Patino. Autre style, autre impact qui m'ouvre aussi d'autres horizons. L'auteur nous fait découvrir l'économie de la relation créée par les nouvelles Intelligences Artificielles en dressant de façon claire les pièges qu'elle nous tend.
On pourrait penser que ces ouvrages s'opposent mais ce n'est pas le cas. L'un et l'autre cherchent d'autres possibles dans la forêt des savoirs et nous parlent de l'interdépendance. Bruno Patino la présente sous forme d'une question : Est-il encore possible de renouer avec l'utopie première du réseau, universelle et humaniste ?
Qu'est-ce qui nous en empêche ?...
Je vous souhaite une belle rentrée.
Photo : Florence Rigaldo, coucher de soleil à Saint-Malo.
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