Le téléphone portable vibre sur le bureau d’Amine. Puis la sonnerie retentit. Amine tend la main sans lâcher l’écran des yeux. Aucun signe d’Andromède ce matin encore.
Une voix retentit à son oreille, celle de Mabrouk.
– Salut cousin. Tu en es où du marketing?
Le jeune informaticien soupire. C’est le cinquième appel en quelques jours.
– Ben... Euh! Ça avance. Je voulais d’abord terminer le site. – J’ai vu la maquette, elle nous plaît. Il faut commencer la com. Jonathan s’impatiente. On joue bientôt.
– Envoie-moi tout ce que tu as et le titre des concerts. Tu veux une prépromo pour quand ?
– Pour avant-hier, soupire Mabrouk.
Amine coupe la communication. Sur Facebook quelques messages l’attendent. Il y en a un de Zohr. La cousine oranaise est inquiète. Elle a essayé de chater avec Rachid pour lui expliquer son problème et savoir ce qu’il pense de leurs prochaines fiançailles, il a répondu à ses appels répétés par un mot lapidaire : « T’inquiète, je gère ». Rachid n’est pas un littéraire. Elle se demande ce qu’il entend
47
par là. Elle espère qu’Amine va l’éclairer. Sarah, elle, a laissé trois messages. Elle veut savoir ce qu’Amine pense de la légende et s’il a trouvé un visuel. Elle est sur Perpignan et lui donne rendez-vous en ville pour boire un verre et en parler. Rien de Charlotte-Andromède.
Le téléphone sonne à nouveau. Mabrouk rappelle :
– Et si tu venais en tournée avec nous ?
– Ça va pas, non?
– Tu pourrais prendre des photos et étoffer le site en live! Je
passe te voir tout à l’heure et on en parle. Laisse tout et mets-toi à la com, le nom des concerts c’est Nouba.
– Ah!...
– Pour toi, la nouba, c’est quoi ?
– La fête, la teuf. Tout ce que je déteste.
– Ben, fais comme si tu adorais.
LIRE LE DOSSIER DE PRESSE
/image%2F0962233%2F20260421%2Fob_ce7e2d_ombre-projetee-sur-sentier.jpg)
