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 Blog de Michèle Bayar

Blog de Michèle Bayar

Littérature, parutions, humeur, écriture, fiction, cinéma, jeu, mots, jeunesse, ateliers d'écriture, coaching littéraire

Publié par Michèle Bayar
Publié dans : #littérature
Nouba, commentaires sur le roman

Nouba : En douze « tours », tout bascule !

Respecter la tradition étouffe. Mais on s’y soumet car ce sont les anciens qui décident. Et « chez nous, on ne contrarie pas les parents ». Voici justement qu’il faut marier Zohr, belle étudiante algérienne. Et son cousin Mabrouk qui vit à Perpignan est tout désigné. Il suffira donc que la famille, Zohr, ses parents et le « Vieux » accompagné de « l’Autre » franchissent la Méditerranée, pour que tout soit dit.

Sauf que…les réalités qu’on tait à cause du fameux principe, sont tout autres, on s’en doute. En quelques jours tout va définitivement basculer. Basculer certes, mais comment ? Pour en venir où ?

Le récit de cette saga familiale que nous distille joyeusement Michèle Bayar se déroule à la façon d’un épisode théâtral. S’inspirant de la nouba, ensemble musical de la tradition arabo - andalouse qui se compose de parties appelées « tours », elle a construit son roman en douze épisodes, quasi symboliquement douze heures. Le point central, on peut dire le lieu unique, même lorsque les protagonistes en sont éloignés, est l’appartement perpignanais de Nadia, le plus souvent sa cuisine. Nadia, tante de Mabrouk, veuve qui a su gagner sa vie et celle de ses fils, Rachid et Amine, reçoit chez elle la « famille ». Fait d’autant plus important que Mabrouk tôt écarté, ce seront Rachid, puis Amine, qui deviendront les maris potentiels. Et qui, l’un comme l’autre « occupés ailleurs », seront au centre du récit.

Un récit écrit d’un style alerte, concis, soucieux des détails qui font sens. Un décor tout en finesses, des dialogues en phrases brèves, celles des habitués des textos. Et comme il y a en elle un sens assuré de l’intrigue policière, Michèle Bayar enchaîne son récit avec un bon brin de suspense. L’attendu et l’inattendu y jouent à cache-cache. Et le dénouement va bien au-delà de ce qu’on imaginait.

Yvette Lucas, journaliste, le Travailleur Catalan, 23 mai 2014

Michèle Bayar Nouba Ed.La Cheminante, 180p. + annexes, 18€

Nouba, commentaires sur le roman

Amour… sentiment universel

Avec Nouba on découvre les sentiments, les humeurs, les interrogations à travers plusieurs cultures. Cette immersion en pays catalan nous plonge au coeur de l'humain dans ce qu'il a de plus intime : l'amour. Mais lorsque les tabous s'en mêlent, pas simple de trouver une issue ! Un regard bienveillant et tolérant nous guide vers un univers à la fois coloré comme le Maghreb et enjoué comme la nouba.

A recommander sans modération !

Par Françoise Dexmier, plasticienne, réalisatrice

Bravo, de la belle ouvrage, les critiques littéraires écriraient à son propos : "Un livre épatant, le souffle méditerranéen a inspiré son auteure, magnifique". Pour ma part, j'ai adoré, on est pris dans un maëlstrom enthousiasmant dont le dénouement est, tout simplement, jubilatoire. J'ai aussi retrouvé, dans ce livre, l'ambiance très sympa d'un film que j'ai adoré (vu deux fois ) : "La graine et le mulet ".

Jean-Louis Bricco, DJ à ses heures

Nouba, commentaires sur le roman

Nouba, une ode à la vie, une invitation à la fraternité !

Dans son dernier roman Nouba, Michèle Bayar met en scène une multitude de personnages et une palette humaine d'une grande variété. Entre coutumes traditionnelles, légendes ancestrales et mœurs contemporaines de notre société, les protagonistes de Nouba naviguent dans le milieu de la création artistique et avancent dans la vie avec les difficultés liées aux pressions sociales, notamment pour ces jeunes gens, le désir de leurs mères de les marier.

En 12 épisodes (12 heures) dans un jeu narratif proche de celui d'une sit-com l'auteur présente l'histoire d'une famille méditerranéenne, de celles pour qui on ne déroge pas avec la tradition, matérialisée par les « chez nous » itératifs. Nous sommes pris entre l'angoisse des mères et l'émancipation des jeunes nés dans une époque libertaire qui tolère jusqu'à la liberté des filles ou la vie de bohème. Michèle Bayar y mêle même habilement les questions du handicap, de l'homosexualité et celles des liaisons sur internet. La vivacité des personnages et leur sincérité nous les rendent tous profondément attachants, grâce à une écriture dynamique, une plume vive et enjouée.

Parmi les protagonistes, Mabrouk par exemple, qui est musicien, présente dans son projet musical, l'histoire de leurs origines oranaises, qu'il lie à celle de l'Andalousie de Ibd Rushd, philosophe de l'Espagne musulmane qui deviendra « Averroès pour les Latins ».

Ou Sarah, étudiante juive qui raconte chaque soir dans les bras d'Amine, son amant musulman l'histoire de cette Andalousie.

« Averroès utilisait des références coraniques pour argumenter ses commentaires sur Aristote, Moïse de Narbonne commentant Avérroès utilisait des références bibliques et talmudiques ! Tu te rends comptes ? »

C'est bien dans une mise en abîme du récit, que Michèle Bayar fait passer dans un entrecroisement judicieux le désir des jeunes de respecter la tradition de leur famille et le conflit que génère en eux l'écartèlement de leurs différentes cultures.

Cette mise en abîme vient ainsi présenter au lecteur l'intention de son auteur, nous entraîner dans une Nouba (fête) de la vie !

En effet, dans Nouba, Michèle Bayar ne cesse de tresser les fils de nos similitudes, d'un peuple à l'autre, l'humanité est UNE. Elle rappelle cette évidence que ce sont nos différences qui fondent nos richesses partagées.

Ce n'est pas un hasard si c'est d'une rencontre avec Pedro Soler, le musicien et compositeur de flamenco qu'est né Nouba. Pedro qui dit « la parenté évidente entre le mode du tiento flamenco et le rag bairavi d'Inde et d'Afghanistan, entre la préparation vocale du chanteur flamenco en prélude et le taqsin du chanteur arabe de même la voix du muezzin appelant à la prière ».

Marie-Josée Desvignes - Autre monde (voir la note sur son blog)

Michèle Bayar Nouba Ed.La Cheminante, 180p. + annexes, 18€

Nouba, commentaires sur le roman

D'amour et d'étouffement

Pas besoin d'être musulman pour se sentir concerné par cette histoire familiale d'amour et d'étouffement. Face à des parents englués dans un respect des traditions ("Chez nous…") qui n'est jamais qu'une variation du souci des apparences et du qu'en dira-t-on, un creuset de frustrations, les enfants peinent à s'imposer et à faire valoir la plus élémentaire des libertés : être soi.

La pression familiale et religieuse est portée à son paroxysme, et on frémit avec Zohr, Mabrouk, Amine ou Rachid de la rapidité avec laquelle on passe d'un projet de mariage à un autre. Le chantage affectif tourne à plein régime, et les mères, en bonnes Médée, sont prêtes à sacrifier en toute bonne conscience le droit au bonheur de leurs enfants. On en viendrait presque à être d'accord avec Hervé Bazin, selon qui "tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin"...

Florence Rigaldo - professeur de lettres au collège

Michèle Bayar Nouba Ed.La Cheminante, 180p. + annexes, 18€

Nouba, commentaires sur le roman

Nouba, un roman plein de vie

Ce qui m’a plu : aucune complaisance envers tes personnages, ni non plus de jugement, montrer le poids de la tradition, qui enferme dans des rôles, et comment on peut y échapper. C’est plein de vie, de lucidité et de bienveillance.

Vraiment, j’ai passé un bon moment.

Guy Jimenes - auteur

Michèle Bayar Nouba Ed.La Cheminante, 180p. + annexes, 18€

Nouba, commentaires sur le roman

Nouba : une danse endiablée

Par Val, lycéenne et chroniqueuse du site Val et Alice in Wonderland

Aujourd'hui 11 juillet 2014, envie irrépressible d'écrire... C'est les vacances et le vent violent ne me laisse aucun répit ! J'ai donc passé la journée sur le canapé à lire Nouba ! de Michèle Bayar, auteur dont j'avais déjà fait la critique l'année dernière. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et cet article me tenait à cœur car ce livre pourtant classé adultes pourrait, selon moi, toucher sans difficulté un public adolescent ou de jeunes adultes. Voici donc le résumé (4e de couverture) de cette découverte :

Le titre annonce la couleur : Nouba, musique arabo-andalouse dont l'appellation signifie "prendre son tour". Ainsi Michèle nous entraine dans une danse endiablée au sein de cette famille du "qu'en dira-t-on" très à cheval sur les principes de l'honneur et des traditions. D'un côté, des parents hystériques qui veulent tout contrôler et de l'autre des jeunes adultes en quête de liberté et d'amour qui n'osent les contrarier... La bataille s'annonce rude, mais c'est compter sans la plume de Michèle qui nous ravit de son humour et de son ironie transformant ainsi ce véritable drame familial en comédie. Et je dois bien avouer que je m'en suis réjouie...

Personnellement, l'émotion était aussi au rendez-vous. On passe aisément de la frustration à la réjouissance ou encore de la colère à la joie... Sous cette famille se cachent à la fois un problème culturel et un obstacle universel : le passage à l'âge adulte. Tout ceci est abordé sans tabou et en toute simplicité, et c'est quelque chose que j'apprécie généralement en littérature.

C'est un livre assez court qui se lit d'un bout et que l'on peine à lâcher tant le sort des personnages nous préoccupe. En effet, je les ai beaucoup aimé car ils sont tous attachants et travaillés (avec une préférence pour Amine dont le parcours est assez émouvant). Il y a Nadia, le type de la mère méditerranéenne trop envahissante, voire inquisitrice, mais aimante et dévouée, Amine son plus jeune fils qui tarde à se détacher de l'enfance, ou bien encore l'exécrable ancêtre qui impose sa loi au mépris du bonheur de sa lignée... Certes, on peut rapidement basculer dans le cliché mais je trouve que Michèle à réussi à faire passer ceci de façon assez subtile en jouant avec ces stéréotypes culturels. De plus, on sent qu'elle maîtrise cet aspect un brin délicat : on ne tombe jamais dans l'artifice et le récit reste vrai, comme l'intention.

La musique, omniprésente, donne une ambiance solaire et chaleureuse pour accompagner ce livre qui prend parfois des allures de "mini road movie". J'aime beaucoup le style fluide et frais de l'auteur. On trouve de belles descriptions, de belles analyses sur le sujet et une réflexion intéressante à partager. Je tiens à souligner l'important effort de documentation certainement réalisé par l'auteure sur la période d'Averroès.

On pourra cependant reprocher certains "secrets" trop prévisibles, ce qui est un peu dommage car je trouve que se sont ces petits "non-dits" qui pimentent le récit. On retiendra tout de même ce livre très personnel aux sujets d'actualité et qui vaut la peine d'être lu !

Marre des grosses productions made in US ? Envie de simplicité et de légèreté ? Je pense que ce livre pourrait vous plaire !

Val (lycéenne et chroniqueuse du site Val et Alice in Wonderland

Nouba, commentaires sur le roman

Un chant choral

Tel un chant choral où chacun, à son tour, chante sa partition pour créer l'harmonie du tout, Nouba est un roman sur la place de l'individu dans sa VIE, sa culture, la société, sa famille etc... Laissez vous porter par cette écriture rythmée et rapide.

Pas de place pour l'ennui.

Je n'ajouterai rien sur l'histoire ou le thème de la mixité puisque cela a déjà été écrit et j'y adhère complètement.

C'est également un roman "explicatif", très bien documenté. Cette qualité est très appréciable surtout pour de jeunes lecteurs. Il peut donc toucher un public large.

Je l'ai lu d'une traite avec grand plaisir.

Pascale Tissot-Dieste

Nouba, commentaires sur le roman

Nouba, un moment de plaisir

J'ai lu Nouba et je me suis délectée. J'ai ri aux éclats par moments. Je revois le voyageur se tourner vers moi dans le RER. Pendant ma lecture, j'aurais étranglé la mère castratrice qui fait ses coups en douce si elle avait été à côté de moi !

Ah la mère maghrébine ! Mais je lui ai pardonnée car elle est prise aussi dans un système enfermant qui n'épanouit personne finalement. Heureusement que certains enfants tiennent tête et arrivent à s'affirmer.


Ce roman, que j'ai conseillé à une jeune femme au bord de l'anorexie à défaut d'aller chez le psy car elle n'ose pas avouer à ses parents qu'elle aime "un mécréant", elle la musulmane, traite avec une légèreté surprenante de sujets que seuls les Hommes savent rendre graves alors que cela devrait être plus simple.

Car aimer n'a pas de nationalité, d'ethnie, de sexe, de genre ni de religion. L'amour est un état laïque qu'on veut enfermer dans des appartenances fragiles, blessantes et surtout normées.

Un moment de plaisir de lecture appréciable.

Amel Chouati (Auteur de Les algériennes du château d'Amboise)

Nouba, commentaires sur le roman

Je viens de lire "Nouba"

J'ai trouvé très chouette cette histoire qui concentre les problèmes de relations de couples confrontés à la culture méditerranéenne.

J'ai adoré le personnage de la mère dans ses excès et ses contradictions. Le côté théâtral, exagéré de l'expression des sentiments. m'a fait penser à ma mère quand j'étais jeune !

La "happy end" est-elle inspirée de Molière ?

Un seul bémol, il y a des passage explicatifs à propos de musique et d'histoire ; c'est un peu "pédagogique" mais bon, rien de trop pesant et ce n'est sans doute qu'un ressenti personnel qui m'engage à recommander ce livre aux jeunes comme aux adultes. A partir de 13 ans peut-être ?

Hélène Blanquer, bibliothécaire à Saint-André

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